
J 1 : Paris – Téhéran
En fin de matinée, vol de Paris à Téhéran. Arrivée en fin de soirée. Accueil et transfert à l’hôtel. Nuit à Téhéran.
J 2 : Téhéran
Capitale de la République islamique d’Iran, Téhéran est une ville récente qui ne comptait que 100 000 habitants en 1900, contre douze millions aujourd’hui. Peu intéressante sur le plan architectural, la ville l’est par ses musées. Matinée libre. Dans l’après-midi, visite du Musée national d’archéologie dont les importantes collections témoignent d’une histoire millénaire de l’antiquité à l’époque islamique. Cette visite constituera une introduction idéale au voyage. Dîner et nuit à Téhéran.
J 3 : Téhéran – Qeshm
Le matin, à Téhéran, visite du musée des Tapis et du musée du verre et de la céramique (Abgineh), puis petit tour au bazar central. Dans l’après-midi, vol pour Qeshm, la plus grande des îles du Golfe persique. En cours de transformation en raison de plans de développement ambitieux pour cette zone économique spéciale (zone franche) avec supermarchés et tourisme balnéaire, Qeshm reste une île où la majorité de la population vit dans des petits villages posés sur le sable et disséminés autour de l'île dont le centre est occupé par de hautes falaises calcaires. Quelques routes sont encore des pistes sableuses. Dîner et nuit à Queshm.
J 4 : Qeshm
Journée consacrée à la visite de l’île de Qeshm. Le matin, promenade en bateau à travers la mangrove de Hara qui, en avril, est une zone de transit pour de nombreux oiseaux migrateurs. Excursion au village de Laft dont les badgir (attrape-vent situés sur les toits) dominent la vaste mangrove. Laft garde encore un peu le parfum oriental des anciens villages de pêcheurs. Continuation vers les derniers chantiers de construction de boutres, ces bateaux traditionnels qui assurèrent la pêche ou le commerce en Océan indien. Souvenir de Sindbad le marin. Qeshm conserve les ruines d’un fort portugais (XVIIe siècle) et une mosquée du Vendredi (XVIIIe siècle) du sommet de la colline, belle vue sur le Golfe, sur l’île de Hormoz et la côte iranienne. Le long de la côte sud, escarpée et très découpée, plusieurs grottes ont servi de refuges ou de lieu saints. Dîner et nuit à Queshm.
J 5 : Qesm – Bandar-e Abbâs
Traversée en bateau le matin en direction de Bandar-e ‘Abbâs, puis de là vers l'île de Hormoz, petite île montagneuse habitée depuis le XVe siècle, et où fut élevée, dès 1515, une puissante forteresse portugaise au sommet d'un éperon rocheux pour contrôler le passage entre le golfe Persique et l’Océan indien, le détroit de Hormoz. Aujourd'hui délaissée, cette forteresse est pourtant la plus imposante construction coloniale d'Iran. Visite également de la petite ville (assoupie) de Hormoz et de la petite mosquée de l'Imâm Shâfe'ih, fréquentée par une population sunnite en partie arabe, en partie indo-musulmane. Retour à Bandar-e 'Abbas et petit tour au marché aux poissons. Construite au XVIIe siècle sur ordre de Shâh ‘Abbâs, le port permettait, et permet toujours, aux navires de trouver une escale à l’entrée du Golfe persique d’où les caravanes, aujourd’hui train et routes, partaient et partent en direction de l’Iran intérieur et de l’Asie centrale. Dîner en ville. Nuit à Bandar-e Abbâs.
J 6 : Bandar-e Abbâs – Bam
Départ le matin pour une étape à travers les montagnes du Makrân en direction de Bam. En cours de route, étape à Jiroft et, visite dans les environs des sites archéologiques de Konar Sandal et de Tepe Yahya. Ces sites font partie des plus anciens d'Iran puisqu'ils ont été habités depuis le VIe millénaire avant notre ère, et jusqu’aux premiers siècles de notre ère pour le second. Encore mal connus, fouillés depuis peu, pas très faciles d’accès ( Tepe Yahia est au sommet d'une butte à 2.150m d'altitude), ces sites de première importance pour la connaissance des voies de circulation et de commerce les plus anciennes entre la Mésopotamie et la vallée de l’Indus. Capitale régionale (proto-)élamite, Tepe Yahya fut peut-être l'ancienne Karmania achéménide avant d'être une étape sur la route d'Alexandre le Grand de retour de la vallée de l'Indus. Continuation vers Bam, au cœur d'une oasis célèbre pour ses dattes. A 1.060m d’altitude, la ville était l'un des maillons de la ligne de forteresses qui protégeait la frontière orientale de la Perse et permettait de contrôler le sud du désert du Lout. Dîner et nuit en hôtel simple à Bam.
J 7 : Bam – Kermân
Après un coup d’œil sur la citadelle de Bam détruite par un séisme meurtrier en 2003, départ pour Rayen où une citadelle entièrement construite en murs de pisé, certes moins importante que celle de Bam, permet encore de plonger dans les temps anciens des caravanes et des étapes de désert. Continuation ensuite vers Mahân, petite ville de piémont entouré de désert. Après le déjeuner, visite du mausolée du saint Nemat’ollah Vali et du beau jardin des Princes, bel exemple de jardin persan de pente. Continuation vers Kermân en fin d’après-midi. Dîner et nuit à Kermân.
J 8 : Kermân
Journée consacrée à la visite de Kermân. Située en bordure du désert de Dasht-e Lut, à 1.750m d'altitude, cette ville aurait été fondée au début de notre ère par le roi Ardéchir Ier, mais ce n'est que beaucoup plus tard qu'elle pris le nom de Kermân, en référence au nom antique de la région, Caramania, tel qu'il était connu à l'époque des Perses achéménides puis sous Alexandre le Grand. Dès la fin du Néolithique, puis à l'âge du Bronze, la région de Kermân fut une importante place stratégique et commerçante entre l'Egypte, la Mésopotamie et la vallée de l'Indus. L'agriculture y fut fleurissante jusqu'à ce que les troupes de Tamerlan détruisent les réseaux d'irrigation. Si les monuments préislamiques se trouvent surtout dans des vallées quelques peu éloignées de la ville, celle-ci par contre garde un intéressant centre-ville datant des XVIIe au XIXe siècle, en partie restauré après le séisme de 1896. Nous visitons les mosquées Jam'e et Imâmi, le complexe architectural de Ganjali Khân, un gouverneur qui, au XVIIe siècle, fit construire une médersa, un hammam aujourd'hui transformé en musée ethnographique, et une place autour de laquelle des allées du bazar sont ouvertes par des arcades. Temps libre dans le bazar. Dîner et nuit à Kermân.
J 9 : Kermân – Tabas
Départ le matin pour Tabas par Râvar et la route du désert. A Râvar, arrêt pour visiter une glacière, le petit bazar et un caravansérail dans les environs immédiat de la localité entourée de jardins où poussent des pistachiers et des grenadiers. Déjeuner local et continuation, toujours à travers le désert du Dasht-e Kevir vers Tabas. Dîner et nuit à Tabas, en hôtel simple mais correct.
J 10 : Tabas – Torbat-e Heydariyeh
Tabas fut une magnifique oasis avant le séisme de 1978. Au cours des dernières années, des travaux de restauration ont été entrepris. Visite du jardin Bâgh-e Golshân et du complexe religieux de l’imâmzadeh Husseyn. Continuation vers Torbat-e Heydariyeh. Dîner et nuit à Torbat-e Heydariyeh.
J 11 : Torbat-e Heydariyeh – Khaf – Khargird – Taybad – Torbat-e Jam
Rapide visite du complexe architectural (mosquée, caravansérail, mausolée) du centre ville de Torbat-e Heydariyeh, puis départ pour Khaf. Ce village, très venteux, est célèbre pour ses moulins à vents verticaux. A quelques kilomètres, à Khargird, la ville offre à voir les ruines d’une ancienne belle médersa seljoukide (fin Xe siècle), mais surtout la médersa Qiyassiyeh, très bel exemple d’architecture timouride (XVe siècle). Continuation vers Taybad et visite de la mosquée de Zeyn ud-Din (1444) précédée d’un impressionnant portail au décor de faïences bleues. Route pour Torbat-e Jam et arrivée en fin d’après-midi. Dîner et nuit à Torbat-e Jam.
J 12 : Torbat-e Jam – Robat-e Sharaf – Mashad
Visite de la ville de Torbat-e Jam (mausolée de Sheikh Ahmad-e Jam, mosquée Kermâni, etc.), le matin avant de partir pour Robat-e Sharaf pour y visiter les ruines impressionnantes de l’ancien caravansérail seljoukide (1114) construit par Sultan Sanjar sur la route reliant Nishapour à sa capitale, Merv (aujourd’hui au Turkménistan). Dans l’après-midi, route pour Mashhad. Dîner et nuit à Mashad.
J 13 : Mashad
Visite le matin du vaste complexe architectural du mausolée de l’imâm Reza et du mausolée de la reine Gawarshad, puis promenade dans le long bazar.
Excursion l’après-midi à Tus. Visite du mausolée de Ferdowsi, poète et « père » de la littérature persane classique, et du mausolée Haruniyeh attribué soit au célèbre exégète et mystique Ghazali, soit au cinquième calife abbasside, Harun al-Rashid. Retour à Mashhad. Dîner et nuit à Mashad.
J 14 : Mashad – Nishapour – Téhéran
Excursion à Nishapour. En cours de route, arrêt à Qadamgah. Au pied de l’ancienne citadelle, visite du mausolée d’époque saffavide et du joli jardin qui l’entoure. A Nishapour, grand centre politique et intellectuel du Khorassan avant sa destruction par les Mongols en 1221 et encore considéré comme une des capitales littéraires du monde iranien, visite du mausolée de Farid ud-din ‘Attar, le célèbre mystique (1162-1220, auteur de la célèbre « Conférence des Oiseaux ») et, à quelque distance, du mausolée du non moins célèbre Omar Khayyam, lui aussi situé dans un beau jardin. Retour à l’aéroport de Mashhad. Vol pour Téhéran. Dîner et nuit à Téhéran.
J 15 : Téhéran – Paris
Le matin, transfert à l’aéroport et envol pour Paris. Arrivée en fin de matinée.


Selon les dates des voyages, le programme ci-dessus peut se dérouler de façon légèrement différente en fonction des contraintes techniques ou des ouvertures de sites.
Les informations prévisionnelles concernant le programme, les hôtels ou bateau, les horaires de transport et le nom de votre conférencier vous sont données ici à titre indicatif et sont valables au 24/05/2012. Les précisions définitives vous seront communiquées au moment de la confirmation du rendez-vous de départ.